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Hypersensibilité et irritabilité : pourquoi tout vous agace par moments ?
Il y a des jours où un bruit banal ne vous gêne presque pas. Et d’autres où ce même bruit vous crispe immédiatement.
Une question de plus vous irrite. Une remarque vous prend la tête. Vous avez moins envie de parler, moins de patience, et parfois cette impression : « Aujourd’hui, je ne supporte rien. »
Quand on est hautement sensible, ces périodes peuvent être déroutantes. Surtout lorsque des choses habituellement gérables deviennent soudain beaucoup plus difficiles.
La réponse n’est pas forcément que vous êtes devenue « plus hypersensible ».
Ce qui change, par moments, c’est souvent tout ce qui est déjà présent avant que le dernier bruit, la dernière demande ou la dernière remarque n’arrive.
Fatigue, informations à traiter, émotions, tensions relationnelles, environnement très stimulant, manque de récupération… Plusieurs éléments peuvent se combiner et réduire progressivement votre capacité à absorber ce qui arrive.
C’est souvent là que l’irritabilité apparaît.
Pourquoi ce qui ne vous dérangeait pas hier vous agace aujourd’hui ?
Notre capacité à faire face aux stimulations et aux demandes n’est pas identique tous les jours.
Imaginez une journée plutôt calme, après une nuit correcte, sans tension particulière. Une conversation autour de vous ou un imprévu peut rester supportable.
Prenez maintenant le même événement après une nuit trop courte, plusieurs heures de bruit, des interruptions répétées, une contrariété que vous continuez à analyser et peu de vraies pauses.
L’événement n’a pas changé.
Ce qui l’a précédé, oui.
On peut alors attribuer toute sa réaction à ce qui arrive au dernier moment :
« C’est cette personne qui m’énerve »
« Je ne supporte plus ce bruit »
« On me demande encore quelque chose »
Parfois, c’est effectivement le problème. Mais parfois, cette situation arrive simplement au moment où il ne reste presque plus de disponibilité pour la gérer.
La goutte de trop n’explique pas toujours tout
Une remarque anodine provoque des larmes. Quelqu’un vous pose une question et vous répondez sèchement. Vous rentrez chez vous et vous ne supportez plus qu’on vous parle.
Vu uniquement depuis ce dernier moment, vous pouvez avoir l’impression d’avoir eu une réaction disproportionnée.
Mais si vous remontez quelques heures en arrière, la donne peut être différente : concentration malgré le bruit, tâches interrompues, interaction tendue, inquiétude qui reste présente, effort pour continuer à s’adapter.
Le dernier événement déclenche la réaction. Il n’en raconte pas nécessairement toute l’histoire.
Cela ne signifie pas qu’une personne ou une situation ne puisse pas réellement poser problème.
Cela permet simplement de ne pas confondre ce qui fait déborder le vase avec tout ce qui l’a déjà rempli.
Qu’est-ce qui peut s’accumuler quand on est hautement sensible ?
Il n’existe pas une seule forme de surcharge.
Elle peut être sensorielle : bruit, lumière, mouvements, odeurs ou promiscuité deviennent de plus en plus difficiles à filtrer.
Elle peut être cognitive : il faut penser à plusieurs choses, répondre, anticiper, reprendre une tâche interrompue, décider, gérer les imprévus.
Elle peut être émotionnelle : une inquiétude, une déception ou une tension continue à être traitée bien après le moment où elle s’est produite.
Elle peut enfin être relationnelle : faire attention aux réactions des autres, éviter de décevoir, ravaler ce que l’on pense ou rester disponible alors que l’on aurait besoin de silence.
Et plusieurs de ces dimensions peuvent se combiner entre elles.
C’est pour cela que deux personnes hautement sensibles peuvent vivre la même journée et ne pas arriver du tout au même niveau de saturation.
Que vous vous sachiez hypersensible ou que vous soyez encore en train de vous interroger, la question utile reste la même :
Qu’est-ce qui, chez vous, vous coûte le plus et à quel moment cela commence-t-il à devenir trop pour vous ?
« Chez moi, ça monte d’un coup »
C’est une phrase que j’entends régulièrement.
Pourtant, quand on regarde plus précisément ce qui s’est passé avant, la montée en pression n’est pas toujours aussi soudaine qu’elle en a l’air.
Certains signes étaient parfois déjà là : tensions dans le corps, concentration plus difficile, envie de silence, réponses plus directes, envie croissante qu’on vous laisse tranquille, besoin de s’isoler et impression que « tout vous demande un effort ».
Le problème, c’est que ces premiers signes ne vous empêchent pas encore d’avancer. Alors on continue, souvent sans mesurer qu’on se rapproche du point de non-retour.
Jusqu’au moment où quelque chose de minime devient impossible à absorber.
Les repérer plus tôt ne consiste pas à s’observer en permanence. Cela permet surtout de ne plus découvrir systématiquement sa limite une fois qu’elle est déjà dépassée.
S’apaiser n’est pas toujours la seule réponse
Quand l’irritabilité monte, respirer, ralentir, s’isoler quelques minutes ou récupérer peuvent aider à faire diminuer les tensions.
Mais une autre question mérite ensuite d’être posée :
Qu’est-ce qui m’a amenée jusque-là ?
Selon la réponse, l’action ne sera pas la même.
Il faudra peut-être récupérer davantage, réduire certaines stimulations, revoir un rythme devenu trop dense, poser une limite, avoir une conversation ou reconnaître qu’une situation doit réellement être modifiée.
L’irritabilité peut alors devenir une information utile plutôt qu’un comportement que l’on cherche seulement à faire disparaître.
L’objectif n’est pas d’apprendre à tout supporter avec davantage de calme.
Il est plutôt de comprendre assez tôt ce qui se passe pour pouvoir décider s’il faut récupérer, ralentir, poser une limite ou changer quelque chose.
Comment identifier ce qui fait baisser votre seuil de tolérance ?
La prochaine fois que « tout vous agace », ne regardez pas uniquement ce qui vient de se passer.
Demandez-vous aussi :
Comment était ma journée avant ce moment ?
Qu’est-ce qui m’a demandé le plus d’énergie ?
Depuis quand avais-je commencé à sentir que quelque chose devenait plus difficile ?
Ces trois questions permettent de voir plus clairement ce qui vous a conduit à cette réaction. Mais lorsque fatigue, bruit, émotions, relations ou rythme se mêlent, il n’est pas toujours facile d’identifier ce qui vous surcharge le plus, ni ce qui revient régulièrement.
C’est précisément ce que permet d’explorer le Bilan Hypersensibilité : mieux comprendre votre fonctionnement, identifier vos principales zones de surcharge, repérer les signes qui apparaissent avant d’être à bout, mais aussi mieux connaître vos besoins et les ressources sur lesquelles vous pouvez vous appuyer.
Il s’adresse aussi bien aux personnes qui savent déjà qu’elles sont hautement sensibles qu’à celles qui se questionnent encore sur leur fonctionnement.
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Si vous souhaitez en savoir plus sur le Bilan Hypersensibilité, nous pouvons en parler lors d’un appel découverte.
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Mon accompagnement ne consiste pas à vous apprendre à mieux supporter tout ce qui vous pèse.
Je vous aide à mieux comprendre votre fonctionnement, à repérer plus tôt ce qui commence à devenir trop pour vous et à pouvoir agir avant d’être à bout.
Parce qu’incarner sa sensibilité ne signifie pas apprendre à tout supporter.
C’est apprendre à mieux comprendre ce qui se passe en vous et ce qui vous met en difficulté, pour ne plus seulement subir vos réactions et pouvoir choisir davantage comment agir.
Corine TALEC
Accompagnement & Sophrologie pour les personnes hypersensibles
